Aussi con que cela puisse paraître, une nouvelle grippe, légèrement exotique, pas vraiment méchante (en tout cas beaocup moins virulente que sa grande soeur qui vient dévaster nos poumons tous les
hivers), sert à faire rideau de fumée pour nous empecher de penser en rond.
Plus c'est gros, plus ça passe : cette pauvre H1N1, carrement plus modeste que le H5, bénéficie d'une médiatisation qui ferait pâlir n'importe quel Sarkozy en instance de mariage. Y'en a que pour
elle, elle est partout, elle fait trembler le monde malgré ses statistiques ridicules (140 cas, un décédé en très bas age).
De qui se moque-t-on ?
Je ne conteste pas la réalité de la maladie, pas plusq ue je ne mets en cause sa dangerosité. Mais je trouve cependant que c'est bien pratique pour distraire une opinion publique, déjà abasourdie
par lecontexte économique.
Ce H1N1, c'est rien, les cochons n'y sont pour rien : le véritable danger porcin se situe dans l'élevage de ces animaux qui reste l'une des industries les plus polluantes de la planète, rendant
toxiques des milliers de mètres cubes de nappes phréatiques un peu partout dans le monde.
Et c'est peanuts par rapport aux dangers sanitaires volontairement ignorés (prion du boeuf, OGM, relais de téléphonie portable...)
Le H1N1, sa mise en exergue, n'est qu'une magnifique partition de propagande orchestrée par les états qui redoutent des flambées de violences populaire.
Avouez que c'est pratique : si on passe en alerte 6, c'est le ministère de l'intérieur qui prend le ocntrole de tout le pays. Plus de réunions (donc plus de manifestations), plus de déplacements,
plus de vie sociale... On enferme les gens chez eux en leur faisant peur, on les mets au repos forcé et on leur montre que, quand meme, les gouvernements sont sympas de prendre soin d'eux.
Tu peux crever de froid dans la rue par centaines chaque hiver, tu peux te pendre dans ta celule mais tu ne creveras pas d'un rhume.
Tu n'éternueras point sans l'assentiment du pouvoir.
Tu ne te moucheras plus sans alerter l'état.
Tu crèveras de Kreutzfeld-Jacob mais tu n'as pas le droit d'avoir une petite crève sans te retrouver accusé de troubles à l'ordre public.
Tu ne te gueuleras pas a moins de deux mètres de ton banquier quand il t'aura fermé ton compte parce que tu es à découvert de 40 euros.
Tu ne postilloneras pas au nez de ta DRH quand elle te filera ta lettre de licenciement parce que, c'est comme ça.
Tu ne viendras pas troubler le sommeil des cochons par les gargouillements de ton ventre affamé, pas plus que tu ne viendras baver ta rage parce que tes gosses n'ont pas vraiment de quoi bien
manger.
Tu garderas tes fluides corporels à l'intérieur de ton foyer parce que tes microbes et ta détresse sociale, elles peuvent menacer le bon fonctionnement du monde, mouche ton nez et dis bonjour à la
première Dame.
On entre donc en phase 6 de la crise financière: le mensonge étatique par la propagande de la peur.
Les cochons gouvernent le monde : vous en doutiez encore ?